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Du caramel cru à la noix de coco et de la commensalité

Manger sur la même nappe = tisser des liens 

La nourriture, on dit souvent que ça rassemble. Mais est-ce vrai? En faisant des recherches pour l’écriture de mon mémoire, j’ai découvert un mot fantastique: « commensalité ». La commensalité c’est le fait de partager un repas ensemble à une même table. De même famille, le mot « commensal » désigne une personne avec qui on a l’habitude de manger. C’est notre compagnon de table, en d’autres mots. « Manger ensemble a ainsi comme effet immédiat de créer du lien entre les commensaux (Fischler, 2011). C’est le cas en France notamment pour le dîner qui apparaît un des derniers refuges de la sociabilité familiale (Herpin, 1988)[1]. » Et pourtant aujourd’hui, les familles mangent de moins en moins ensemble, parce que chacun a son propre régime alimentaire et des horaires différents. 

Ça ne goûte pas comme à la maison

En plus de la commensalité, il y a aussi la sociabilité alimentaire, c’est-à-dire le fait de retrouver des amis pour partager des repas. La commensalité et la sociabilité alimentaire ça joue vraiment un rôle important pour notre culture alimentaire, mais aussi pour notre santé. Parce que ce qu’on met dans notre assiette ne dépend pas que de nous. Là, déjà j’en entends certains me dire en blague: « Ben moi ça dépend juste de ce qu’il y en spécial à l’épicerie… ». L’argent, ça joue aussi, mais ça c’est une autre histoire. Le fait de partager des repas avec des amis ça nous permet de découvrir de nouvelles cuisines, de nouveaux aliments, de nouvelles saveurs qu’on n’a pas l’habitude de manger. C’est vrai, chez les autres, ça ne goûte pas comme à la maison. Et c’est tant mieux parce que c’est ça qui va faire évoluer notre cuisine et nos goûts.

On mange healthy : on mange ensemble

En plus, le fait de manger avec quelqu’un aiderait à manger mieux. On a tous un ami (ou c’est peut-être toi, l’ami) qui dit « J’aimerais ça bien manger, mais comme je suis tout seul à la maison je prends pas le temps de cuisiner. Je mange tout le temps la même chose. » C’est là qu’on commence  à mesurer l’importance de la commensalité dans la santé. Thibaut de Saint Pol explique que manger avec des gens, c’est manger avec le regard des autres. Les autres exercent un contrôle social en rapport avec les normes alimentaires existantes. Nos amis ou notre famille pourraient nous pousser à changer d’alimentation ou freiner nos changements alimentaires. « Dans cette perspective, la commensalité […] apparaît comme un facteur essentiel, en particulier en France, qui pourrait contribuer à limiter la prévalence de l’obésité et les pathologies liées à la nutrition (Fischler, 2011[1]). » Donc, manger ensemble c’est bon pour la santé. 

Un goût commun pour la gourmandise

Alors que manger en famille permet la sociabilité familiale, je n’ai malheureusement pas ben souvent l’occasion de partager un repas avec elle… (puisque je suis à Paris et elle au Québec). Mais en tout cas, je peux vous dire que chez nous on aime ça manger et que manger ensemble c’est encore mieux. On est carrément une gang de gourmands pi on est gourmands en gang. Bien que nos goûts ne soient pas tout à fait pareils et que j’ai failli faire faire une syncope à mes parents, parce que je suis devenue végane, on réussit toujours à trouver un menu qui fait plaisir à tout le monde. Et je pense que s’il y a ben quelque chose qui fait l’unanimité chez nous c’est le CARAMEL. 

Le caramel : ce liant familial 

Dans la vie, j’ai ben vite compris que j’étais née dans une famille « caramel ». Étant petite, quand j’allais chercher des barres de chocolat au dépanneur, fallait toujours que je prenne celles au caramel: des turtles pour maman et des caramilks pour papa. À la maison on avait toujours juste de la crème glacée au caramel, pi mon petit gâteau préféré c’était les Ah Caramel (j’avais d’ailleurs toute une technique pour garder le caramel pi le crémage pour la fin…) Encore aujourd’hui, à chaque fois que je reviens au Québec, je leur ramène du caramel au beurre salé, parce qu’avec ça je suis certaine de ne pas me tromper! 

Le caramel que tu peux manger à la cuillère sans culpabiliser

Sauf que le caramel c’est souvent pas végane et rarement bon pour la santé. Donc, ces dernières années, j’en mangeais pas très souvent. Mais c’est aujourd’hui que ça change parce que là j’ai enfin trouvé la recette parfaite de caramel! C’est cru (sauf le sirop d’érable) et sans sucre raffiné et en plus ça se prépare en un claquement de doigts. Je me suis inspirée de la traditionnelle recette québécoise de Gâteau Reine Elisabeth. Un gâteau aux dattes, au caramel et à la noix de coco. 

Caramel santé: mode d’emploi  

Je voulais absolument vous en parler dans un article dédié parce que je sens que vais l’intégrer dans pas mal de recettes à l’avenir. Mais aussi et surtout, on peut le manger simplement sur une toast (je vous conseille de faire une tartine double toppings: fromage à la crème et caramel. C’est un peu une tuerie.) ou comme glaçage sur un gâteau. Dans un autre ordre d’idées, je suis certaine que ma mère va me demander si c’est vraiment nécessaire de prendre des dattes medjool pour la recette. Donc, je vais répondre tout de suite : Oui, maman, c’est vraiment important sinon ça ne va pas être aussi bon! On peut trouver des dattes medjool dans toutes épiceries bio et ailleurs.  Il y en a même chez IGA. Donc, là plus d’excuses! 

[1] Thibaut de Saint Pol, Déterminants sociaux et culturels de l’alimentation, p.221

[1] Thibaut de Saint Pol, Déterminants sociaux et culturels de l’alimentation, p.221

Caramel végane à la noix de coco

By Roxanne Published: février 8, 2017

    Manger sur la même nappe = tisser des liens  La nourriture, on dit souvent que ça rassemble. Mais est-ce vrai? En faisant des …

    Ingredients

    Instructions

    1. Dénoyauter les dattes et les écraser dans un mortier avec le sirop d'érable, le lait végétal et la vanille. Si tu n'as pas de mortier, tu peux passer tout ces ingrédients au mixer. N'hésite pas à racler les bords avec une cuillère.
    2. Ajouter le sel et la noix de coco et mélanger bien.
    3. Conserver au frigo pendant environ 5 jours dans un contenant hermétique.

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    1. Pingback: Tartelettes caramel choco + Nourriture et sexualité. - Roxanne Sévigny

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