chocolat comfort food Sweet Vegan

Tartelettes caramel choco + Nourriture et sexualité.

J’ai faim de toi

As-tu déjà remarqué que le vocabulaire amoureux et le vocabulaire gastronomique s’entremêlent souvent? Je pense à des expressions comme  » belle à croquer », « manger des yeux », « dévorer de baisers », etc. Moi la première, je dis souvent, quand je mange quelque chose de très bon, que c’est « orgasmique ». Je ne suis pas la seule: la publicité aussi aime bien jouer de cette ambiguïté. Personnellement, je trouve qu’on surutilise la métaphore sexuelle pour nous vendre des aliments. Mais si on continue à le faire, ça doit être parce que ça marche? J’en viens donc à me demander quelle est la relation entre nourriture, sexualité et émotions?  

Je mange : mes émotions

Je crois que tout le monde sera d’accord si on dit que le goût est une sensation. Par contre, tu seras surpris peut-être d’apprendre que cette sensation devient, selon ta propre interprétation, une émotion. Ça a l’air compliqué et pourtant tu le fais chaque jour, sans même prendre connaissance du processus!  Quand tu manges quelque chose, d’abord, tu définis ce que ça goûte. Après, tu vas décider si ça t’apporte du plaisir ou du dégoût. Enfin, tu utilises ton imaginaire, forgé par ta culture, tes croyances, tes souvenirs, tes connaissances. Cet imaginaire va te permettre d’avoir un avis sur l’aliment et de le juger. En d’autres mots, l’appréciation d’un aliment n’est pas seulement liée à son goût, mais aussi à l’imaginaire qui entoure cet aliment (il est bon pour la santé, dangereux, aphrodisiaque, comestible?). Au bout de tout ça, tu vas ressentir une émotion. 

Manger : mon premier amour!

Le lien entre émotions et nourriture ne semble toujours pas évident pour toi? Et bien c’est pourtant la nourriture qui a fait naître en toi la toute première émotion. (Si, si je connais ta vie sentimentale!) C’est la toute première expérience d’un être humain : boire au sein de sa mère. Annie Hubert, directrice de recherche au CNRS, explique comment dès ce moment la nourriture et les sentiments sont à jamais entrelacés:  « Si le sentiment de sécurité et d’appétit comblé par le lait maternel tisse le premier lien de ce que l’on appellera amour plus tard, on peut dire que la nourriture donne lieu à une des toutes premières émotions[1]. » C’est aussi d’ailleurs ce qui peut expliquer notre attachement aux produits laitiers, mais ça, c’est une histoire que je te raconterai une fois, si tu veux…

Faire l’amour = manger du chocolat

Comme le nourrisson qui boit le lait de sa mère, on mange pour combler un désir et pour répondre à un besoin. Manger et se reproduire sont deux pulsions vitales :deux besoins. On a besoin de manger pour assurer sa propre survie. De la même façon qu’on a besoin de se reproduire pour assurer la survie de notre espèce. Annie Hubert affirme que « Ce n’est sans doute pas par hasard que le fait de combler ces deux nécessités vitales est source de plaisir et d’émotions intenses. Si elles avaient été déplaisantes, nous ne serions pas ici aujourd’hui[1]. » C’est parce que la nourriture et la sexualité provoquent du plaisir que ces besoins se sont transformés en désirs. On peut donc dire que ce qui unit la nourriture et la sexualité c’est la projection d’un désir comblé qui est source de plaisir, puis d’émotions. Je l’ai toujours dis : faire l’amour c’est comme manger du chocolat.

Le cannibalisme métaphorique

Manger du chocolat, c’est ce qu’on va tous faire cette semaine pour la Saint-Valentin. Tu vas peut-être préparer un bon repas à ton amoureuse(eux) et faire des choses « pas trop catholique », comme certains disent… Ah j’allais oublier de te parler de la religion! La religion modèle toujours notre imaginaire, qu’on soit croyant ou pas.  Et « c’est la religion qui, la première, attribue une valeur érotique à la nourriture puisqu’en mangeant la chair et en buvant le sang de la divinité, l’individu fusionne avec elle. » affirme Dang Maï qui a écrit un mémoire sur le lien entre nourriture et sexualité. Manger l’autre, métaphoriquement, est universellement l’extrême expression de l’amour ultime. Si on ne s’offre pas réellement à manger à l’autre, on peut offrir à manger. Quand un proche t’offre une boîte de chocolat ou que vous partagez un repas, ça vous permet d’établir un lien  » impliquant une même émotion, émotion partagée, qu’elle s’appelle, selon les cas, amour, amitié, alliance, confiance[1]… » La nourriture est donc source d’émotions partagées, comme la sexualité!

Mettre la table aux ébats amoureux

On peut aussi entrevoir les émotions d’un couple à travers sa façon de manger. Willi Pasini, professeur en psychiatrie et sexologue, a montré qu’on ne mange pas de la même façon au début d’une relation sentimentale ou même avant une relation sexuelle. Par exemple,  » une attention sur le dressage de la table et des assiettes, le choix des produits et leur association, le contexte et l’atmosphère du repas, la mise en scène, contribuent beaucoup à anticiper les joies et à nourrir les fantasmes à suivre. » C’est parce que la nourriture participe à la séduction qu’à la Saint-Valentin tu vas dresser une belle table, préparer un bon plat, etc.

Les aphrodisiaques imaginaires 

Enfin, je me demande qu’est ce qu’on mange pour séduire? Quels sont ces aliments qu’on associe à la sexualité? « Huîtres et champagne chez nous ou soupe au gingembre et serpent en Chine, chaque culture a ses nourritures associées à l’excitation du désir » affirme Annie Hubert. Mais pourquoi ces aliments précisément? On considérerait certains aliments comme aphrodisiaque simplement à cause de leur forme évoquant les sexes masculins et féminins : les bananes, les asperges, les anguilles, les huîtres… Donc, on peut poser l’hypothèse que l’effet aphrodisiaque est avant tout imaginaire. Je précise que ça n’en réduit pas nécessairement l’efficacité…

Du chocolat pour les amoureux?

L’empereur Aztec Montezuma buvait un bol de chocolat avant d’aller rendre visite à son harem. C’est peut-être pour ça qu’on dit du chocolat qu’il est aphrodisiaque. On peut quand même dire que le chocolat nous met de bonne humeur parce qu’il provoque la libération d’endorphines dans le corps. Au regard de tout ce que j’ai expliqué, je pense que préparer un bon repas pour l’être aimé va vous rapprocher et que si c’est avec des ingrédients dits « aphrodisiaques » c’est encore mieux. On ne doit pas sous-estimer la force de l’imaginaire!  C’est pour ton succès amoureux et sexuel que je te donne une recette de tartelettes au chocolat, à la vanille et au caramel à la noix de coco a préparer pour la Saint-Valentin. Non seulement elles sont délicieuses, bonnes pour la santé et aphrodisiaques, mais en plus elles sont belles à croquer! Elles sont faites avec des truffes de chocolat Rrraw.

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Tartelettes chocolat, caramel et noix de coco

Ingrédients:

pour la crème: 

  • 2 c. à thé de jus de citron 
  • 2 c. à soupe de purée d’amande blanche
  • 1 c. à soupe d’huile de coco 
  • 1 c. à soupe de beurre de cacao
  • 2 c. à soupe de sirop d’érable 
  • 2 c. à soupe de lait végétal
  • 1/4 de c. à thé de grains de vanille (ou 2 goûtes d’extrait de vanille)

Pour la pâte:

  • 5 truffes Rrraw Doux rêve
  • 25 g de noix au choix (j’ai fait un mix pécan et cajou)
  • 1 c. à soupe d’huile de coco fondue au bain-marie
  • 2 c. à thé de sucre complet
  • 3 c. à thé de graines de lin moulues 

Décoration: 

Préparation de la pâte: 

  1. Mixer ensemble tous les ingrédients jusqu’à obtenir une pâte grumeleuse.
  2. Garnir de la pâte le fond de 3 moules à muffins en silicones ou 3 moules à muffins en métal recouvert de film plastique.
  3. Mettre au congélateur 10 minutes, pendant qu’on prépare la crème.

Préparation de la crème :

  1. Faire fondre au bain-marie l’huile de coco et le beurre de cacao 
  2. Mélanger tous les autres ingrédients au fouet jusqu’a ce que le mélange soit homogène. 
  3. Incorporer au mélange les huiles fondues en filets tout en mélangeant au fouet. 

Montage : 

  1. Retirer les moules avec la pâte du congélateur. 
  2. Mettre une c. à soupe de caramel sur la pâte
  3. Remplir les trois moules équitablement avec la crème à la vanille 

Servir: 

Laisser reposer 5 heures au réfrigérateur avant de démouler délicatement pendant que les tartelettes sont figées. Idéalement, sortir du frigo 30 minutes avant de les manger.  Décorer avec les truffes et la noix de coco avant de servir.

Sources : 

  • Annie Hubert NOURRITURES DU CORPS, NOURRITURES DE L’AME, Emotions, représentations, exploitations, http://www.lemangeur-ocha.com/fileadmin/images/sciences_humaines/_ANNIE_HUBERT_Nourriture_et__motions_0106.pdf
  • Véronique Adam. « Le corps imaginaire et l’alimentation ». IRIS, 2010, 31, pp.119-132. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00952488/document
  •  Maï Dang, Plaisir de la chair et de la bonne chère : quels liens entre la sexualité et la nourriture sur le plan neuro-psycho-biologique ?, http://www.unige.ch/formcont/files/5514/4829/9662/MemMD2013.pdf

[1] Annie Hubert, p. 3.

[1] Annie Hubert, p. 2.

[1] Annie Hubert, p. 1.

 

3 Comments

  1. On voit que tu as beaucoup lu sur le sujet et ça fait plaisir de voir un article aussi bien tourné dessus. En plus les tartelettes ont l’air absolument délicieuses, j’en ai l’eau à la bouche !

    • Merci Jade! Oui, beaucoup de travail en amont pour cet article, mais c’était très enrichissant!

  2. Super article ! complet et malin 😉

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